Qui dirige le monde ?

23 12 2011

Les multinationales ? LA finance ? LES marchés ? La politique ? LES médias ? (pour ne parler que du monde occidental, mais le modèle a l’air de se répandre partout). Ces identités ne pensent, ni ne souffrent, ni même ne respirent. Leur comportement, ou celui qu’on leur prête, n’est en réalité que le résultat d’actions individuelles…du PDG, de l’homme influent du Conseil d’Administration, de l’adjoint du numéro 2, de ceux et celles qui sont arrivés là parce qu’ils le désiraient fortement.

Ce sont les plus forts qui font le triomphe du libéralisme. Ils n’ont que de bonnes raisons pour plébisciter la loi de la jungle. Leur serviteurs, qui sont en général épargnés par les grand fauves, font allégeance aux plus forts pour garder leurs petits avantages. Les plus faibles sont abandonnés à leur sort et se laissent le plus souvent convaincre qu’ils n’ont pas de meilleur choix que de laisser les « dirigeants » s’occuper d’eux.

Quels sont les motivations des plus forts ? Le pouvoir ou l’argent, le pouvoir et l’argent, l’argent à défaut de pouvoir, toujours plus. Ils n’ont donc qu’une vision à court terme et à courte distance : les très gros salaires n’ont même pas idée de ce que signifie vivre avec le SMIC.

On pourrait espérer que la démocratie, aidée par les médias, apporte une vision et un objectif à long terme et à longue distance. Autrement dit, on peut espérer qu’il existe des individus, hommes de média, hommes politiques, écrivains – pour citer ceux qui peuvent transmettre un message – qui ont d’autres ambitions que le pouvoir personnel et l’argent, même si la plupart des hommes politiques semblent d’abord préoccupés par leur propre réussite.

Les Vaclav Havel sont rares, assez rares en tout cas pour que le système, qui ne les craint pas, les tolère. C’est d’ailleurs un des avantages d’un système agrégeant des comportements individuels que de ne pas engendrer de police politique.

On comprend que l’avenir (sortie de crise, pour rester terre à terre) est imprévisible.

Pour espérer piloter la société, il faut essayer de comprendre comment elle fonctionne, ce que permet sans doute la sociologie… qui me parait en tout cas bien plus importante que l’économie dont elle est la mère. Peut-on encore espérer que l’ambition individuelle, qui est sans doute l’inévitable moteur de la société, puisse mesurer son succès avec des normes plus nobles, comme par exemple la reconnaissance sociale ?


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