Energie et politiciens

18032011

Jeudi 17 mars 2011 – 7h19  sur France-Culture. Hubert Huertas interroge Louis Aliot, vice président du Front-National et, à la suite de l’accident japonais, demande à son invité sa position vis-à-vis du problème de l’énergie. Ce dernier propose « …de…s’orienter vers l’hydrogène et progressivement remplacer l’industrie nucléaire par l’hydrogène qui est moins polluant et moins dangereux.. » Pas de commentaire du journaliste et donc double incompétence : Ce discours est en effet vide de sens car l’hydrogène n’est pas une source d’énergie mais seulement un vecteur et (en outre) la façon actuelle la plus simple de le fabriquer est d’utiliser l’énergie électrique.

 

Dans la même veine, on a remarqué que Ségolène Royal affichait sa fierté d’écologiste d’avoir aidé au développement de la voiture électrique. Elle aussi semble oublier que l’énergie électrique n’est qu’un vecteur et que la pollution est seulement transférée vers les lieux de sa production.




Energie ; écologie.

4052009

L’énergie n’est pas chère…Qui voudrait monter par l’escalier une tonne d’eau en haut de la tour Eiffel pour 10 centimes d’euro ? (50 aller-retours pour un homme moyen qui porte deux sceaux de 10 litres à chaque voyage). Le travail nécessaire est pourtant à peu près équivalent à 1 kWh (10000N*360m=1kW*3600s). Noter au passage qu’un litre d’essence (cher ?) contient plus que 10 kwh d’énergie.

 

Une part importante du fonctionnement de la société tient ainsi au prix ridicule de l’énergie (pommes d’Amérique du sud, charbon de Chine, confection d’Asie, yaourts vendus à Lille faits avec du lait de Hollande et mis à Lyon dans des pots fabriqués en Espagne, crevettes pêchées au Vietnam et décortiquées au Maroc, etc…)

Produire un litre d’agrocarburant nécessiterait 1,2 litre de pétrole. Si c’est vrai,  (biocarburants), c’est une stupidité énergétique mais c’est parfaitement dans la logique du système qui consomme de l’énergie pour créer des « richesses » – la répartition de ces richesses étant une autre question. Et ce n’est pas plus stupide, d’un point de vue énergétique, que de fabriquer des produits jetables pour stimuler la consommation.

Le coût énergétique de fabrication d’une voiture est à peu près ce qu’elle pourrait consommer en 200000 km (dont il ne faut pas déduire qu’il faut la jeter après 200000km), soient 200000 kWh.. Mon garagiste m’explique qu’aujourd’hui, vu le prix des pièces détachées, une voiture neuve avec les deux phares cassés et le capot voilé va à la casse.

D’ailleurs, pourquoi le prix des pièces détachées vaut-il dix fois celui des pièces livrées au fabricant ?

 

La vraie écologie serait de fabriquer des voitures faites pour durer 20 ans –en supposant qu’on a besoin de voitures -, avec des pièces de rechanges conçues pour avoir un prix décent ou simplement réaliste. L’économie énergétique serait alors importante. Ce serait bien plus intéressant que de produire un nouveau modèle tous les deux ans avec des gains de consommation de quelques pour-cent. La « prime à la casse » n’est donc pas vraiment une idée écologique ; l’écologie est seulement un prétexte pour justifier une subvention à l’industrie automobile. Au passage, noter que sa justification économique n’est même pas évidente (chronique de Bernard Maris, FI-4/12/2008).

 

Il serait en tout cas honnête ou simplement avisé, de la part de ceux qui se réclament de l’écologie, de calculer puis d’afficher le coût énergétique de fabrication (transport et livraison) des produits : exemple des cochons bretons tués en Pologne et emballés en Bretagne, du blé, des voitures, des photopiles, etc.







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