Tête à Clark

14032012

Comme on…come on. La maîtrise sous-entendue de l’anglais est dans le vent. Cette émission est très « show biz » et Pascale Clark se donne l’air de dominer tous les sujets, comme parfois aussi ceux qu’elle invite, ce qu’elle exprime implicitement par un rire entendu, en tout cas pour ceux qui l’écoutent. Combien d’auditeurs l’entendent et, parmi eux, combien pour n’avoir pas éteint le transistor (mot qui lui a paru désuet ce matin du 13 mars, puisqu’elle est dans le vent) ou avoir oublié de basculer sur une autre radio.

Elle domine aussi l’astronomie (voire l’astrophysique) et évoque la conjonction de Vénus et Saturne en ajoutant avec finesse la précision qu’elle est visible dans l’hémisphère nord. J’imagine que ce rajout a pour fonction de suggérer sa maîtrise du sujet, ce qui pourrait confirmer qu’elle entend être la principale vedette de son émission. C’est une précision qui laissera probablement indifférent la majorité et induira les plus crédules en erreur car c’est inexact. Même si ça n’intéresse personne, il aurait été plus fin de signaler que le même phénomène, parfaitement visible aussi dans l’hémisphère sud, voit la bas Vénus à gauche de Jupiter quand elle est vue à droite chez nous.

Quand on a quelques difficultés à se situer dans l’espace, pourquoi en rajouter ? Je me demande si beaucoup de ses affirmations, dans d’autres domaines que je ne connais pas bien, sont aussi approximatives.




Energie et politiciens

18032011

Jeudi 17 mars 2011 – 7h19  sur France-Culture. Hubert Huertas interroge Louis Aliot, vice président du Front-National et, à la suite de l’accident japonais, demande à son invité sa position vis-à-vis du problème de l’énergie. Ce dernier propose « …de…s’orienter vers l’hydrogène et progressivement remplacer l’industrie nucléaire par l’hydrogène qui est moins polluant et moins dangereux.. » Pas de commentaire du journaliste et donc double incompétence : Ce discours est en effet vide de sens car l’hydrogène n’est pas une source d’énergie mais seulement un vecteur et (en outre) la façon actuelle la plus simple de le fabriquer est d’utiliser l’énergie électrique.

 

Dans la même veine, on a remarqué que Ségolène Royal affichait sa fierté d’écologiste d’avoir aidé au développement de la voiture électrique. Elle aussi semble oublier que l’énergie électrique n’est qu’un vecteur et que la pollution est seulement transférée vers les lieux de sa production.




Information quantifiée

29052010

L’information quantitative est généralement absente des médias. Quel est, par exemple, l’ordre de grandeur du coût annuel de la lutte contre le paludisme en Afrique comparé au cadeau (annuel) de TVA fait aux restaurateurs, ou pour rester plus près de nous, à combien de postes d’infirmières cela correspond-il ?

Et quand elles existent, les données quantifiées sont en général sans intérêt en elles-mêmes.

Journal « le Monde », lundi 10 août 2009, page 5 . « Baisse surprise du chômage ». Le taux de chômage est passé de 9,5% en juin à 9,4% de la population active américaine, fin juillet. Le taux incluant les mises au chômage technique et les emplois à temps partiel non volontaires est tombé de 16,5% à 16,3%.

L’information quantitative prête, ici, à sourire. Les variations indiquées sont de l’ordre de 1% en valeur relative alors qu’on ne donne aucune idée de la précision de la mesure. Ce n’est qu’une illusion d’information et on imagine que le message est plutôt qu’on va peut-être sortir de la crise. Quel intérêt à le journaliste (ou le journal) à faire passer ce message ?

On a aussi parfois des données quantifiées quand il s’agit d’impressionner (nombre de morts dans le séisme d’Haïti, montant de certains très hauts salaires) ou de nous endormir (diminution de la vitesse à laquelle accélère le chômage – voir « la progression ») mais il semble que les dirigeants, relayés par les journalistes (se fiant à des attachés de presse aux ordres ?) ne donnent aucun chiffre qui permette une véritable évaluation de l’impact réel des décisions prises ou à prendre. Sans doute cela arrange-t-il la plupart d’entre nous qui ne nous comportons pas comme des adultes en préférant ne pas savoir.

Pour une approche critique de l’information, on trouvera une grande quantité d’analyses dans le blogue de D.Monniaux (http://david.monniaux.free.fr/dotclear/)




« Travailler plus, pour gagner plus ».

4052009

présupposés : l’argent vaut mieux que le temps ou on est assez bien payé pour la quantité de travail qu’on fournit.

Il faut remarquer que cette idée n’est pas très intéressante pour ceux qui gagnent peu. En effet ils peuvent considérer que leur temps est mieux rémunéré quand ils travaillent pour eux…et il y en a beaucoup qui, pour cette raison, préfèrent les 35h pour bricoler chez eux où, en prime, ils sont leurs patrons. Ils pourraient donc dire « travailler moins pour gagner plus ! »




Une certaine idée de la démocratie

4052009

Une certaine (ou incertaine ?) idée de la démocratie :

Laurence Parisot, présidente de MEDEF : « Attention, toute dérive vers une forme de capitalisme étatique, c’est ni plus ni moins que l’abandon de la démocratie. Il faut être très très vigilant » – dans Direct, 24/10/2008.

Formule délicieuse, évidemment, et un très bel exemple du détournement (ou de la méconnaissance ?) du sens des mots. Qu’est-ce que le capitalisme étatique ? Je suppose que pour LP, « capitalisme » est un mot sympathique et j’imagine que le mal se cache dans le mot « étatique ». Mais qu’entend LP par « démocratie » si elle l’oppose à l’état ?

Tant qu’on est à Parisot…elle prétend qu’il serait inacceptable de limiter le salaire des patrons. Je devine qu’elle pourrait penser qu’il n’y aurait que justice à ce que ce soit comme le SMIC, un salaire minimum garanti et non pas un salaire maximum autorisé !







Mon cours de français |
essai09 |
Un amour de "Pékinoise" |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | ghadalam
| journal-de-lulubie
| Mes passions de ptit dragon